Je n'ai jamais vu autant de coquilles,
fautes de français ou erreurs de traduction dans un livre. Tout ces
problèmes viennent probablement de la traduction. En fait j'aurais
dû lire la version originale anglaise. Passons sur ces problèmes
techniques. C'est dommage car sinon c'est plutôt pas mal. C'est
assez bien structuré déjà ce qui permet de lire dans le désordre.
Moi par exemple c'est la partie idéologie qui m'a le plus
intéressé ; celle avec tous les ismes tels que capitalisme,
socialisme, multiculturalisme ou islamisme. Il y a 50 sujets en tout,
50 grandes idées politiques vraiment indispensables donc. Du coup
j'ai tout lu même si c'était pas forcément prévu au départ. On
se dit en effet qu'on ne peut pas passer à côté de sujets comme la
mondialisation, l'état, les médias, la liberté ou encore le
politiquement correct. Ca fait vraiment du bien d'aborder ces sujets
qu'on évoque sans arrêt mais sans bien connaître leurs
signification. Chaque fiche s'étale sur 2 double-pages avec un texte
plutôt bien écrit qui présente les concepts, quelques définitions
courtes et puis pas mal de repères bibliographiques et des citations
des grands de ce monde. Les textes suivent souvent un fil
chronologique et racontent bien l'histoire de ces notions. C'est très
intéressant mais pas forcément aussi vulgarisé qu'on aurait pu le
croire. Les phrases sont parfois longues et alambiquées, il faut
parfois relire pour comprendre ce que veux dire l'auteur. Mon avis
est donc partagé, c'est pas toujours très clair mais il y a
beaucoup de positif. J'ai beaucoup aimé « l'idée en une
phrase », la mini-chronologie et les encadrés. Comme j'ai bien
aimé le format, je jetterais sûrement un œil aux autres itérations
de cette collection.
Je m'intéresse à divers sujets de société, ainsi qu'aux tensions entre technologie, biologie et psychologie. Cela part souvent de sujets d'actualité que j'essaie d'analyser en profondeur afin de comprendre le malaise actuel de l'occident. J'écris donc des articles, je fais également des vidéos, mais ce que je préfère c'est faire preuve d'esprit de synthèse en résumant ma pensée avec des aphorismes. mon ebook : https://www.amazon.fr/dp/B07DSKPKZK
mercredi 21 décembre 2016
jeudi 15 décembre 2016
Critique : Politique en 30 secondes (2011)
Comme beaucoup de français, je
m'intéresse à la politique. J'avais commencé par « la
politique pour les nuls » et j'avais été extrêmement déçu.
Il s'agissait plus d'une sorte d'essai bavard portant principalement
sur la france et sa 5e république. Ce que je cherchais moi c'était
une présentation succintes des principales idéologies et types de
gouvernements. J'ai enfin trouvé mon bonheur grâce à la collection
« en 30 secondes » !
Contrairement aux gros pavés pour les
nuls, ici c'est vraiment synthétique puisqu'il s'agit de fiches. Ces
dernières sont réparties en plusieurs parties. Le plan de ce
« politique en 30 secondes » reprend en partie la
classification d'Aristote avec « le gouvernement d'une
minorité » et « le gouvernement de la majorité ».
Les autres chapitres concernent la démocratie, le communisme,
l'économie politique et la géopolitique. Il y a aussi une partie au
début appelée les essentiels qui présente les notions les plus
importantes. Chacune de ces parties commence par un petit glossaire
avec des termes comme par exemple : prolétariat, droit divin,
économie mixte, prérogative, hégémonie culturelle ou encore
protectionnisme. Chaque section a également droit à sa biographie
d'une personnalité plus ou moins connue : Marx, Montesquieu ou Ayn
Rand. Venons-en aux fiches maintenant. Elles tiennent sur une seule
page. Il y a le texte principal, très court (théorie en 30
secondes), puis son résumé en une seule phrase (condensé en 3
secondes) et enfin un texte encore très court mais qui présente les
critiques et pose des questions qui vont feront réfléchir
(réflexion en 3 minutes). Ca donne vraiment envie d'en savoir plus,
du coup moi j'ai completé avec un autre bouquin ainsi qu'avec des
petites recherches et vidéos sur le net. J'ai beaucoup aimé les
mini-biographies aussi : quelques mots pour présenter des
grands hommes. Example : noam chomsky (1928- ) : linguiste,
activiste politique et partisan de l'anarcho-syndicalisme. Il y a
aussi des liens et ça c'est super quand on utilise la version ebook.
C'est vraiment bien foutu et tout ça tient sur une seule page !
Par contre en face il y a une illustration et alors là c'est la
cata : c'est ultra moche et ça n'apprend pas grand chose. C'est
vraiment pas clair, à la limite ça embrouille plus qu'autre chose.
Au début on essaie de déchiffrer et puis on laisse tomber. Ca
aurait pû être tellement bien, quel gachis ! Surtout moi qui
suit très visuel j'aurais adoré des shémas avec des flèches et
tout...
Ce qui est sûr c'est que cette
collection « en 30 secondes » reste une bonne découverte.
C'est vraiment ce que je recherche : des fiches claires et
synthétiques pour aborder une discipline. Je lirais sûrement :
Anatomie, Psychologie, Philosophies, Cerveau, Théories
économiques... et tout ça en 30 secondes !
Libellés :
biographie,
économie,
fiches,
géopolitique,
histoire,
idéologie,
introduction,
pédagogie,
politique,
synthèse,
théorie
mardi 15 novembre 2016
Critique : Bernard Stiegler - L'emploi est mort, vive le travail ! (2015)
La question de la technique est une
notion philosophique fondamentale. La technologie change tout et
peut-être que certains sous-estiment sa puissance disruptive. Il
faut dire que c'est compliqué, c'est très technique justement les
ordinateurs et tout ça. Et puis la philo de Stiegler est plutôt de
haut niveau alors accrochez-vous car le monsieur n'est pas facile à
suivre. Il fait des phrases longues bourrées de digressions et de
notions compliquées mais fascinantes. En voici un petit
échantillon à titre d'exemple : populisme industriel,
pharmakon, capacitation, gouvernementalité algorithmique et pour
finir le grand projet du penseur : la neganthropologie !
Tout un programme. Heureusement on peut essayer d'y voir plus clair
en organisant certaines notions en dualismes tels que :
emploi/travail, jetable/durable, économie des pulsions / économie
contributive, pouvoir d'achat / savoir d'achat... D'autres termes ont
aussi leur antonyme comme (dé)prolétariser, (dés)automatiser,
(neg)entropie ou (dés)individuation.
Heureusement le livre est court (116
pages) et le titre en résume bien la thèse. La distinction entre
emploi et travail est simple : l'emploi c'est le travail
rémunéré. Mais Stiegler va beaucoup plus loin avec une définition
très critique de l'emploi qui appauvri et décervelle car répétitif
et monotone. A contrario, le travail dont Stiegler fait ici l'éloge,
c'est le travail intellectuel ou artistique, qui permet de se
réaliser et de contribuer à la société. L'auteur propose ainsi un
revenu de contribution pour ceux qui écrivent des pages wikipédia
ou programment des logiciels libres par exemple (à condition qu'ils
« fassent leurs heures » à l'instar des intermittents du
spectacle). C'est bien beau pour les bobos-intellos qui veulent
changer le monde mais je ne pense pas que ça puisse véritablement
se généraliser. Beaucoup de gens auront sûrement du mal à sortir
de leurs pulsions consuméristes et resteront probablement devant
télévision, jeux vidéos et autres loisirs plus ou moins
abrutissants. Ils y trouveront néanmoins un cadre, une répétition
ou encore une hiérarchie qu'il est facile de critiquer mais qui
semble être une nécessité psychologique pour de nombreuses
personnes. Ces gens se contenteront donc du revenu d'existence
car ils n'auront pas forcément les capacités ou l'envie de « faire
quelque chose de leur vie ». C'est donc une société à deux
vitesses qui se profile à l'horizon, une société clivée avec d'un
côté ceux qui contribuent utilement et de l'autre ceux qui ne font
que consommer.
Libellés :
chomage,
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technologie,
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